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Nouvelles sur les éclosions de maladie

Nouvelles sur les éclosions de maladie

Maladie non diagnostiquée - République démocratique du Congo 8 décembre 2024 | https://www.who.int/emergencies/disease-outbreak-news/item/202

Maladie non diagnostiquée – République démocratique du Congo

8 décembre 2024 | https://www.who.int/emergencies/disease-outbreak-news/item/2024-DON546

La situation en un coup d’œil

Entre le 24 octobre et le 5 décembre 2024, la zone de santé de Panzi, dans la province de Kwango, en République démocratique du Congo, a enregistré 406 cas d’une maladie non diagnostiquée avec des symptômes de fièvre, de maux de tête, de toux, d’écoulement nasal et de courbatures. Tous les cas graves étaient gravement sous-alimentés. Parmi les cas, 31 décès ont été enregistrés. La majorité des cas signalés concernent des enfants, en particulier des enfants de moins de cinq ans. La région est rurale et isolée, l’accès étant encore entravé par la saison des pluies en cours. On estime à 48 heures qu’il faut environ 48 heures pour s’y rendre depuis Kinshasa. Ces défis, associés à des diagnostics limités dans la région, ont retardé l’identification de la cause sous-jacente. Des équipes d’intervention rapide ont été déployées pour identifier la cause de l’épidémie et renforcer la riposte. Les équipes prélèvent des échantillons pour des analyses de laboratoire, fournissent une caractérisation clinique plus détaillée des cas détectés, enquêtent sur la dynamique de transmission et recherchent activement d’autres cas, tant au sein des établissements de santé qu’au niveau communautaire. Les équipes aident également au traitement des patients, à la communication sur les risques et à l’engagement communautaire. Compte tenu de la présentation clinique et des symptômes signalés, ainsi que du nombre de décès associés, la pneumonie aiguë, la grippe, la COVID-19, la rougeole et le paludisme sont considérés comme des facteurs de causalité potentiels, la malnutrition étant un facteur contributif. Le paludisme est une maladie courante dans cette région, et il peut être à l’origine ou y contribuer. Des tests en laboratoire sont en cours pour déterminer la cause exacte. À ce stade, il est également possible que plus d’une maladie contribue aux cas et aux décès.

Description de la situation

Le 29 novembre 2024, le ministère de la Santé publique de la République démocratique du Congo a signalé à l’OMS une alerte concernant une augmentation du nombre de décès dus à une cause non diagnostiquée dans la zone de santé de Panzi.

Entre le 24 octobre et le 5 décembre 2024, la zone de santé de Panzi, dans la province du Kwango, a enregistré 406 cas d’une maladie non diagnostiquée avec des symptômes de fièvre, de maux de tête, de toux, d’écoulement nasal et de courbatures et 31 décès (taux de létalité de 7,6 %). Le nombre de cas notifiés a atteint un pic au cours de la semaine épidémiologique 45 (semaine se terminant le 9 novembre 2024). L’épidémie est toujours en cours. Selon un point de presse du ministère de la Santé du 5 décembre, il y a eu plusieurs décès supplémentaires en dehors des établissements de santé (décès communautaires). Ces décès doivent encore faire l’objet d’une enquête, d’une caractérisation (âge, sexe, etc.) et d’une vérification.

Des cas ont été signalés dans neuf des 30 zones de santé de la zone de santé de Panzi : Kahumbulu, Kambandambi, Kanzangi, Kasanji, Kiama, Mbanza Kipungu, Makitapanzi, Mwini ngulu et Tsakala Panzi. La majorité des cas (95,8 %) sont signalés dans les zones de santé de Tsakala Panzi (169), Makitapanzi (142) et Kanzangi (78).

Dans la zone de santé de Panzi, les enfants âgés de 0 à 14 ans représentent 64,3 % de tous les cas signalés, les groupes d’âge de 0 à 59 mois, de 5 à 9 ans et de 10 à 14 ans représentant respectivement 53 %, 7,4 % et 3,9 %. Les femmes représentent 59,9 % du total des cas. Parmi les décès, 71 % ont moins de 15 ans, dont 54,8 % chez des enfants de moins de cinq ans. Tous les cas graves étaient souffraient de malnutrition. Il y a 145 cas âgés de 15 ans et plus, dont neuf sont décédés (taux de létalité : 6,2 %). Les décès sont principalement survenus dans les communautés villageoises.

La région a connu une détérioration de l’insécurité alimentaire au cours des derniers mois, a une faible couverture vaccinale et un accès très limité au diagnostic et à la prise en charge de qualité des cas. Il y a un manque de fournitures et de moyens de transport et une pénurie de personnel de santé dans la région. Les mesures de lutte contre le paludisme sont très limitées.

Le tableau clinique des patients comprend des symptômes tels que la fièvre (96,5%), la toux (87,9%), la fatigue (60,9%) et un nez qui coule (57,8%). Les principaux symptômes associés à la mort sont les difficultés respiratoires, l’anémie et les signes de malnutrition aiguë. Compte tenu du contexte actuel de la zone touchée et de la présentation générale des symptômes, un certain nombre de maladies suspectes doivent être écartées par des investigations complémentaires et des tests de laboratoire. Il s’agit notamment de la rougeole, de la grippe, de la pneumonie aiguë (infection des voies respiratoires), du syndrome hémolytique et urémique dû à E. coli, de la COVID-19 et du paludisme.

Réponse de santé publique

1. Leadership et coordination :

  • La coordination a été renforcée à l’échelle nationale, provinciale et communautaire. Le 30 novembre 2024, la première réunion du Centre des opérations d’urgence de santé publique (PHEOC) a eu lieu avec tous les partenaires pour répondre à l’alerte, après quoi une équipe d’intervention rapide (RRT) de la province de Kwango a été déployée à Panzi. Le 3 décembre 2024, une deuxième réunion du PHEOC a été convoquée avec les partenaires, ce qui a conduit à la décision de déployer une RRT au niveau national à Panzi avec le soutien de l’OMS.
  • Des réunions de coordination quotidiennes ont lieu à l’échelle nationale, et les équipes provinciales participent activement à la planification et à l’intervention en cours.

2. Surveillance :

  • Une définition de cas a été élaborée en fonction des symptômes cliniques observés, qui oriente les efforts de surveillance et de déclaration.
  • Des recherches actives sont menées dans les établissements de santé, y compris l’examen des registres hospitaliers pour identifier d’autres cas. Des enquêtes et des recherches actives sont également organisées dans la communauté.
  • La collecte de données se poursuit, en mettant l’accent sur la préparation d’une liste de lignes et une analyse épidémiologique détaillée.
  • Les décès dans la communauté font l’objet d’une enquête afin de mieux comprendre la dynamique de transmission et l’ampleur de l’épidémie.

3. Gestion de cas :

·         Une équipe d’intervention régionale provinciale a été déployée à Panzi le 30 novembre, et une équipe d’intervention multidisciplinaire au niveau national, comprenant des experts de l’OMS, a été déployée le 7 décembre pour enquêter sur l’épidémie et renforcer la riposte.

·         Les équipes transportent des médicaments pour soutenir la prise en charge des cas et prévenir d’autres décès.

·         Des efforts sont en cours pour renforcer la capacité des prestataires de soins de santé à assurer les meilleurs soins possibles aux patients.

4. Laboratoire :

·         Du matériel de laboratoire a été transporté pour prélever des échantillons sur les cas et les envoyer pour analyse à l’INRB à Kinshasa. De plus, des TDR pour le paludisme et la COVID-19 ont été fournis pour aider au diagnostic.

5. Communication sur les risques et engagement communautaire :

·         Des messages clés ont été élaborés pour sensibiliser le public et encourager les comportements préventifs généraux. Ces messages sont diffusés par le biais de l’engagement communautaire, et des campagnes de sensibilisation sont en cours.

6. Prévention et contrôle des infections :

·         Les mesures de prévention et de contrôle des infections sont renforcées. Les agents de santé et d’aide à la personne ont été informés des principales pratiques, notamment l’utilisation appropriée des masques, le lavage des mains et les gants, afin de réduire le risque de transmission supplémentaire.

7. Logistique

·         Un soutien logistique est fourni pour une prise en charge efficace des cas, y compris le transport des échantillons à l’INRB Kinshasa pour des analyses de laboratoire. Les établissements de santé et les hôpitaux des zones de santé les plus touchées reçoivent des médicaments et des kits d’échantillonnage appropriés pour soutenir la riposte.

Évaluation des risques par l’OMS

  • Des efforts sont en cours pour lutter contre l’épidémie dans la zone de santé de Panzi, mais des défis importants subsistent dans la réponse clinique et épidémiologique, ce qui augmente le risque pour la santé publique de la population touchée. Des cas graves d’anémie, de détresse respiratoire et de malnutrition ont été signalés. La zone touchée est éloignée, ce qui complique l’évaluation et l’intervention. La classification intégrée de la sécurité alimentaire (IPC) pour les niveaux d’insécurité alimentaire aiguë dans la province de Kwango est passée de l’IPC 1 (acceptable) en avril 2024 à l’IPC 3 (niveau de crise) en septembre 2024. Cela suggère une phase significative d’augmentation de l’insécurité alimentaire et du risque de malnutrition aiguë sévère.
  • Des symptômes tels que la fièvre, la toux, les maux de tête et les courbatures ont été observés depuis le 24 octobre, principalement par le biais des rapports des agents de santé, mais les données de la surveillance intégrée des maladies et de la riposte (IDSR) sur les taux de base de maladies respiratoires ne sont pas disponibles pour les zones de santé touchées afin d’établir des tendances. Des cas ont été signalés dans des groupes familiaux, ce qui suggère une dynamique de transmission potentielle au sein des ménages, bien que des investigations supplémentaires soient nécessaires. De plus, il n’y a pas d’information disponible sur la couverture vaccinale spécifique, y compris la vaccination des enfants, dans la zone de santé touchée, ce qui entraîne des incertitudes quant à l’immunité de la population privée de vaccin.
  • Des lacunes dans la gestion des cas ont également été relevées. Les ruptures de stock de médicaments pour traiter les maladies courantes sont fréquentes et les soins ne sont pas fournis gratuitement, ce qui pourrait limiter l’accès au traitement pour les populations vulnérables.
  • L’éloignement de la zone touchée et les obstacles logistiques, notamment un voyage routier de deux jours depuis Kinshasa en raison de la saison des pluies qui affecte les routes et la couverture limitée des réseaux de téléphonie mobile et d’Internet dans les zones de santé, ont entravé le déploiement rapide des équipes et des ressources d’intervention. De plus, il n’existe pas de laboratoire fonctionnel dans la zone de santé ou dans la province, ce qui nécessite la collecte et l’expédition d’échantillons à Kinshasa pour analyse. Cela a retardé les efforts de diagnostic et d’intervention. Le manque de fournitures de prélèvement d’échantillons a encore limité la capacité de diagnostic, laissant des lacunes importantes dans la compréhension de l’étiologie de l’épidémie.
  • L’insécurité dans la région ajoute une autre couche de complexité à la réponse. Le risque d’attaques par des groupes armés représente un risque direct pour les équipes d’intervention et les communautés, ce qui pourrait perturber davantage la réponse.
  • Sur la base de la justification ci-dessus, le niveau de risque global pour les communautés touchées est évalué comme élevé.
  • Au niveau national, le risque est considéré comme modéré en raison de la nature localisée de l’épidémie dans la zone de santé de Panzi, dans la province du Kwango. Cependant, le potentiel de propagation aux zones voisines, associé à des lacunes dans les systèmes de surveillance et d’intervention, cette évaluation souligne la nécessité d’une préparation accrue.
  • Aux niveaux régional et mondial, le risque reste faible à l’heure actuelle. Cependant, la proximité de la zone touchée avec la frontière avec l’Angola soulève des inquiétudes quant à une transmission transfrontalière potentielle, et une surveillance continue et une coordination transfrontalière seront essentielles pour atténuer ce risque.
  • La confiance actuelle dans les informations disponibles reste modérée, car des lacunes importantes persistent dans les données cliniques, épidémiologiques et de laboratoire.

Conseils de l’OMS

Pour réduire l’impact de la dans la zone de santé de Panzi et d’atténuer la propagation, l’OMS conseille des mesures suivantes :

  • Renforcement de la coordination à tous les niveaux – national, provincial, zonal et local – est essentiel pour Une réponse unifiée. Infrastructure de communication améliorée, comme le satellite téléphones, est nécessaire pour surmonter la couverture réseau limitée dans les zones touchées. La collaboration transfrontalière avec l’Angola est également cruciale pour surveiller les cas et prévenir une transmission transfrontalière potentielle.
  • Améliorer les efforts de surveillance est une priorité pour identifier les cas et y répondre rapidement. Recherches de cas actives devrait se poursuivre dans les établissements de santé et les communautés, avec une Concentrez-vous sur les zones signalant des décès et des grappes de familles. Basé sur la communauté la surveillance doit être renforcée pour assurer une détection précoce des cas et réponse.
  • Caractérisation minutieuse de le syndrome clinique et les résultats et une meilleure définition de cas fondée sur le Les informations recueillies seront nécessaires pour comprendre la situation. Dans en particulier, des données qui clarifient la possibilité d’une co-infection et de pathologies multiples, et les incertitudes concernant les résultats parmi les groupes vulnérables doivent être recueillies. Le L’OMS a mis en place la Plateforme clinique mondiale pour assurer un traitement rapide des l’analyse structurée des données à l’aide d’enregistrements de cas anonymisés ; Son utilisation est recommandée dans la capture détaillée des syndromes et des résultats des patients.
  • Pour être efficace dans la gestion des cas, il faut s’assurer qu’un la fourniture de médicaments essentiels pour soutenir le traitement et prévenir d’autres décès. Les TDR pour le paludisme doivent être distribués pour faciliter le diagnostic différentiel, tandis que les analyses de laboratoire doivent être accélérées par l’envoi d’échantillons à INRB Kinshasa pour confirmer ou infirmer les causes suspectes, y compris le COVID-19 et Grippe. Renforcement des capacités des laboratoires à long terme et décentralisation sera important dans la fourniture d’une capacité de diagnostic dans la santé touchée zone.
  • Prévention des infections et Les mesures de contrôle (PCI) doivent être renforcées dans tous les établissements de santé. Les travailleurs de la santé devraient recevoir une formation sur les pratiques de PCI, y compris le l’utilisation appropriée de l’équipement de protection individuelle (EPI) tel que les masques et les gants, ainsi que des protocoles stricts d’hygiène des mains. Ces mesures réduiront la transmission risques au sein des établissements de santé et améliorer la sécurité des soins de santé livraison.
  • Communication sur les risques et L’engagement communautaire est essentiel pour sensibiliser le public. Ciblé Des messages devraient être diffusés pour éduquer le public sur les maladies respiratoires symptômes, les mesures préventives et l’importance de se faire soigner tôt. Les dirigeants communautaires doivent s’efforcer d’instaurer la confiance et d’encourager l’adhésion à la directives de santé publique. Lutter contre la désinformation et les craintes au sein de l’ est essentielle pour assurer une collaboration efficace dans le réponse.
  • Logistique et sécurité Les défis nécessitent également de l’attention. Renforcement de l’appui logistique à la Le déploiement d’équipes et de fournitures permettra d’accéder rapidement aux zones touchées. Des plans d’urgence devraient être élaborés pour faire face à l’insécurité potentielle causée par groupes armés, la protection du personnel d’intervention et le maintien de la continuité activités d’intervention.
  • D’autres investigations sont nécessaires pour déterminer si l’anémie observée dans les cas graves est liée à l’épidémie. L’hypothèse principale de maladie respiratoire devrait être validée par l’étude de sa relation avec la grippe saisonnière et d’autres facteurs potentiels. De plus, les des épidémies, comme celle de la fièvre typhoïde qui a été signalée dans la zone de santé il y a deux ans, devrait être examinée afin d’identifier les vulnérabilités récurrentes éclairer les efforts d’intervention actuels. De plus, la compréhension des taux de malnutrition et l’identification des cas de malnutrition aiguë chez les personnes touchées la population peut informer les soins nutritionnels appropriés et prévenir davantage Décès.

Plus d’informations

·         République démocratique du Congo Ministère de la Santé Communiqué de presse : https://x.com/i/broadcasts/1YqGovjjrwAKv?s=09 

·         République démocratique du Congo : Situation de la malnutrition aiguë pour la période juillet-décembre 2024 et projection pour janvier-juin 2025 https://www.ipcinfo.org/ipc-country-analysis/details-map/en/c/1157190/?iso3=COD  

Référence citable : Organisation mondiale de la Santé (8 décembre 2024). Nouvelles sur les éclosions de maladies ; Maladie non diagnostiquée – République démocratique du Congo. Disponible à l’adresse : https://www.who.int/emergencies/disease-outbreak-news/item/2024-DON546

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